Peut-on donner de l’argent à ses enfants sans que ça leur coûte de l’impôt au Québec?

Denis

15 avril 2025

Vous souhaitez aider vos enfants financièrement, mais avez peur des conséquences fiscales au Québec? Donner de l’argent à ses enfants est une façon courante d’offrir un soutien financier, mais les règles entourant l’impôt dans ce contexte peuvent être difficiles à comprendre pour beaucoup de parents.

L’ARC et Revenu Québec appliquent des principes précis concernant la fiscalité des dons d’argent. Découvrons-les.

Comprendre la fiscalité des dons d’argent aux enfants au Québec

Principes de base des dons d’argent au Québec

Au Québec, les règles fiscales concernant les dons d’argent aux enfants sont plutôt favorables. En effet, contrairement à certains pays comme la France, le Canada n’impose pas de taxe sur les dons. Un parent peut donc offrir une somme à son enfant sans que ce dernier ait à payer d’impôt sur ce montant. La loi ne fixe aucune limite au montant que vous pouvez donner.

Le traitement fiscal varie selon l’âge de l’enfant. Lorsqu’un enfant est majeur, un don d’argent ne déclenche aucune imposition : le montant donné n’est pas considéré comme un revenu imposable, et l’enfant peut en disposer librement sans conséquences fiscales immédiates.

En revanche, pour un enfant mineur, la situation est plus encadrée. Si le don génère des revenus de placement (comme des intérêts ou des dividendes), ces revenus seront imposés entre les mains du parent donateur, en vertu des règles anti-fragmentation de l’Agence du revenu du Canada.

L’objectif est d’éviter qu’un parent transfère de l’argent à son enfant mineur simplement pour profiter d’un taux d’imposition plus bas. En revanche, les gains en capital (provenant par exemple de la vente d’actions) ne sont pas touchés par cette règle et sont imposables dans les mains de l’enfant.

Dans tous les cas, il est conseillé de conserver des preuves écrites des dons importants (relevés de virement, lettre de don, etc.), notamment si vous soutenez vos enfants de façon régulière ou pour des montants significatifs.

Distinction entre don d’argent et don de biens

Il existe une différence fondamentale entre donner de l’argent et transférer des biens à vos enfants. Tandis que le don d’argent n’entraîne aucune conséquence fiscale immédiate, le don de biens est considéré par Revenu Québec comme une disposition présumée. Cela signifie que le donateur est réputé avoir vendu le bien à sa valeur marchande, ce qui peut déclencher un impôt sur le gain en capital.

Prenons l’exemple d’un chalet familial que vous souhaitez transmettre à votre enfant. Si sa valeur actuelle est de 250 000 $ alors que vous l’avez acheté 150 000 $, vous devrez déclarer un gain en capital de 100 000 $. La moitié de ce gain (50 000 $) sera ajoutée à votre revenu imposable pour l’année du don. Avec un taux d’imposition de 50 %, cela représente 25 000 $ d’impôt à payer, même si vous n’avez pas reçu d’argent en contrepartie.

À noter que la résidence principale bénéficie d’un traitement particulier avec une exonération possible du gain en capital.

Les biens comme les actions, les terrains ou les immeubles locatifs sont également susceptibles d’entraîner des conséquences fiscales.

Seuils et limites pour les dons non imposables

Bonne nouvelle pour les parents québécois : il n’existe aucun seuil maximal pour les dons d’argent à vos enfants. Vous pouvez donner le montant que vous souhaitez sans que cela n’entraîne d’impôt pour le bénéficiaire. Cette absence de limite diffère de certains autres pays où des seuils annuels existent.

Toutefois, Revenu Québec s’intéresse davantage à l’intention derrière le don qu’à son montant, notamment pour éviter les stratégies visant à réduire artificiellement votre fardeau fiscal.

Les autorités fiscales portent une attention particulière aux dons importants et récurrents, surtout lorsqu’ils semblent structurés pour fractionner le revenu. Par exemple, un parent à revenu élevé qui donne régulièrement de l’argent à son enfant, lequel place ensuite ces sommes pour générer des revenus imposés à un taux inférieur, pourrait attirer l’attention du fisc. Dans ce cas, les règles anti-évitement pourraient s’appliquer. Pour éviter les problèmes, documentez clairement l’intention de votre don et assurez-vous qu’il ne s’inscrit pas dans une stratégie systématique visant uniquement à réduire vos impôts.

Les dons ponctuels pour des besoins spécifiques comme les études ou l’achat d’une propriété sont moins susceptibles d’être remis en question.

Réglementations spécifiques pour les mineurs

Les dons aux enfants mineurs sont soumis à des règles particulières au Québec. Si l’argent donné est utilisé pour générer des revenus de placement, le fisc surveille attentivement ces situations.

La règle d’attribution peut s’appliquer, ce qui signifie que les revenus générés par l’argent donné pourraient être imposés dans les mains du parent donateur, et non de l’enfant. Précisons que les gains en capital sont exclus de la règle d’attribution. Ils sont imposés dans les mains de l’enfant, même s’il est mineur.

Comme cela a été évoqué précédemment, cette mesure vise à empêcher le fractionnement du revenu entre parents et enfants.

Le fractionnement du revenu est une préoccupation majeure pour l’Agence du revenu du Canada et Revenu Québec. Par exemple, si un parent transfère 250 000 $ à chacun de ses enfants mineurs dans le but que les intérêts générés soient imposés à un taux plus bas, le fisc pourrait réattribuer ces revenus au parent et les imposer comme s’il n’avait jamais donné l’argent. Cette règle vise à éviter l’évitement fiscal déguisé sous forme de dons.

Implications fiscales pour le donateur au Québec

Impact sur la déclaration de revenus du donateur

Au Québec, les dons d’argent faits à vos enfants n’ont généralement pas besoin d’être déclarés dans votre déclaration fiscale. Revenu Québec ne considère pas les dons familiaux comme des transactions à déclarer, sauf dans certains cas spécifiques de transferts de biens.

Quand vous offrez un bien plutôt que de l’argent, la situation devient plus délicate. Le fisc considère cela comme une vente à la juste valeur marchande, ce qui peut générer un gain en capital imposable.

Pour minimiser cet impact, envisagez d’échelonner les dons sur plusieurs années ou de donner des biens avec peu de gain en capital.

Gardez les preuves de transfert bancaire, les actes notariés pour les biens immobiliers, ou tout autre document qui établit clairement l’intention de faire un don. Ces documents devraient être conservés pendant au moins six ans après l’année du don.

Règles spécifiques concernant le gain en capital

Le gain en capital représente l’augmentation de valeur d’un bien entre son acquisition et sa disposition. Lors d’un don, l’impôt s’applique sur 50 % de cette plus-value, même si aucun argent n’a été reçu en contrepartie.

Voici quelques exemples de biens dont le don peut générer un gain en capital imposable, avec leurs implications fiscales potentielles.

  • Actions et placements : Le don d’actions, d’obligations ou d’autres placements dont la valeur a augmenté depuis l’achat peut entraîner un gain en capital imposable pour le donateur. L’impôt est calculé sur 50 % de la plus-value réalisée.
  • Immeubles non désignés comme résidence principale : Le don d’un chalet, d’un immeuble locatif ou d’un terrain peut également générer un gain en capital imposable. Il est important de considérer la juste valeur marchande du bien au moment du don pour calculer le gain.
  • Œuvres d’art et objets de collection : Le don d’œuvres d’art, de bijoux ou d’autres objets de collection peut également entraîner un gain en capital imposable si leur valeur a augmenté depuis l’acquisition.
  • Entreprises : Le transfert de parts d’une entreprise peut également être considéré comme une disposition à la juste valeur marchande, entraînant un gain en capital imposable pour le donateur.

Certains biens bénéficient toutefois de traitements fiscaux privilégiés. La résidence principale est exempte d’impôt sur le gain en capital, ce qui en fait un don fiscalement avantageux. Les dons de biens culturels et écosensibles peuvent aussi bénéficier d’exemptions spéciales.

Les règles concernant le REER et le CELI sont différentes : vous ne pouvez pas directement transférer ces régimes, mais vous pourriez retirer des fonds (avec implications fiscales pour le REER) pour ensuite les donner.

Prêts familiaux vs dons : implications fiscales différentes

Un prêt familial, contrairement à un don, implique une obligation réelle de remboursement. Il n’entraîne aucun impôt immédiat, ni pour le parent prêteur, ni pour l’enfant emprunteur, à condition que le prêt soit authentique et bien documenté. Cette option permet d’aider temporairement un enfant tout en conservant le contrôle sur les sommes prêtées et en préservant son capital.

Pour qu’un prêt soit reconnu comme tel par l’Agence du revenu du Canada (ARC) et Revenu Québec, il est essentiel de formaliser l’entente par écrit. Le contrat devrait inclure :

  • le montant prêté
  • la date de début
  • le taux d’intérêt (même modeste)
  • un échéancier de remboursement réaliste
  • et, idéalement, un tableau d’amortissement.

Un prêt sans intérêt ou à un taux inférieur au taux prescrit par l’ARC peut poser problème dans certaines circonstances. Ainsi, si le prêt est utilisé pour générer des revenus imposables (intérêts, dividendes, revenus locatifs), l’ARC pourrait invoquer les règles d’attribution (art. 74.1) et imposer ces revenus dans les mains du parent au lieu de l’enfant, surtout si celui-ci est mineur.

De plus, si le prêt n’est pas respecté dans les faits (pas de remboursements, absence de contrat, confusion avec des dons réguliers), il peut être requalifié en don. Cette requalification peut avoir des conséquences fiscales indirectes, notamment si le prêt génère des revenus ou s’il concerne un bien susceptible d’entraîner un gain en capital.

En résumé, pour qu’un prêt familial soit fiscalement solide :

  • les remboursements doivent être réels et traçables.
  • il doit être clairement défini comme tel (et non un don déguisé) ;
  • il doit être écrit, daté, et raisonnablement structuré ;

Impact sur les prestations et crédits destinés aux enfants

Les dons d’argent reçus par vos enfants n’affectent pas l’Allocation famille versée par Revenu Québec ni l’Allocation canadienne pour enfants. Ces prestations sont calculées principalement sur le revenu familial des parents.

Toutefois, si les sommes données génèrent des revenus substantiels, la situation pourrait changer, surtout pour les enfants approchant la majorité qui pourraient voir leur admissibilité à certains programmes affectée.

L’interaction entre les revenus générés par un don et les programmes sociaux mérite une attention particulière.

Par exemple, les revenus de placement issus d’un don important pourraient influencer l’admissibilité de votre enfant à l’aide financière aux études lorsqu’il atteindra l’âge universitaire.

Le gouvernement du Québec considère en effet les ressources financières de l’étudiant dans le calcul des prêts et bourses, ce qui inclut les revenus de placement.

Stratégies d’optimisation fiscale pour les dons aux enfants

Planification à long terme des dons

Planifier vos dons sur plusieurs années permet d’optimiser les avantages fiscaux au Québec. Plutôt que de faire un don important en une seule fois, échelonner les sommes peut réduire l’impact fiscal. Cette approche est particulièrement pertinente si vous prévoyez transférer des montants significatifs à vos enfants. Revenu Québec examine attentivement les transferts importants, mais une stratégie d’échelonnement bien conçue reste parfaitement légale.

Pour une planification efficace, adaptez votre stratégie aux différentes étapes de la vie de vos enfants. Les jeunes adultes pourront avoir besoin d’aide pour leurs études, tandis que les enfants plus âgés chercheront peut-être à acquérir une propriété.

En tenant compte de vos propres objectifs financiers, vous pouvez développer une approche qui minimise les impôts tout en maximisant les bénéfices pour vos enfants.

Utilisation de véhicules financiers spécifiques

Plusieurs instruments financiers permettent de transférer de l’argent à ses enfants tout en optimisant la fiscalité, selon leur âge, leurs besoins, et vos objectifs patrimoniaux. Les principaux véhicules utilisés au Québec sont le REEE, le CELI et les fiducies familiales.

Le REEE (Régime enregistré d’épargne-études)

Ce régime est conçu pour financer les études postsecondaires. Il permet de :

  • Accumuler des revenus de placement à l’abri de l’impôt,
  • Obtenir jusqu’à 30 % en subventions gouvernementales (fédérales et provinciales),
  • Imposer les revenus et subventions dans les mains de l’enfant au moment des retraits, souvent à un taux très faible ou nul.

Le REEE ne permet pas de fractionner le revenu entre générations, mais reste un outil fiscal très avantageux pour les études.

2. Le CELI (Compte d’épargne libre d’impôt)

Disponible à partir de 18 ans, le CELI permet à un enfant majeur de :

  • faire croître ses placements sans impôt,
  • retirer les sommes librement, sans incidence fiscale.

Les parents peuvent donner de l’argent à leurs enfants majeurs pour qu’ils alimentent leur CELI. Le revenu généré n’est ni imposable ni soumis à la règle d’attribution, ce qui en fait une excellente stratégie de transfert de patrimoine sans imposition.

3. Les fiducies familiales

Une fiducie familiale permet de transférer des actifs (liquidités, placements, entreprise) à une entité contrôlée par des fiduciaires, dans l’intérêt d’un ou plusieurs bénéficiaires (dont vos enfants). Elles offrent :

  • une gestion centralisée et planifiée du patrimoine,
  • des possibilités de fractionnement du revenu, notamment si les bénéficiaires sont majeurs,
  • des mécanismes de protection contre les créanciers ou les conflits familiaux.

Cependant, elles sont plus complexes à établir, nécessitent des déclarations fiscales propres, et sont soumises à des règles strictes (notamment depuis les réformes fédérales sur l’imposition des fiducies).

Considérations temporelles : donner de son vivant vs succession

Donner de son vivant permet de voir ses enfants profiter immédiatement du soutien offert, tout en réduisant certaines formalités successorales. C’est aussi une manière d’éviter des tensions familiales liées au partage du patrimoine.

Au Québec, même si l’impôt sur les successions n’existe pas comme tel, le décès entraîne une disposition présumée de tous vos biens, ce qui peut générer des impôts substantiels sur les gains en capital accumulés.

Certaines stratégies, comme le roulement automatique au conjoint, permettent de reporter cet impôt, mais pas de l’éviter définitivement.

Enfin, pour des placements ayant fortement gagné en valeur, il peut être plus avantageux fiscalement de les conserver jusqu’au décès : vos héritiers bénéficieront alors d’un nouveau coût d’acquisition (ajusté à la valeur au moment du décès), ce qui réduit leur propre gain en capital futur s’ils décident de vendre.

Cas spécifiques concernant les dons d’argent aux enfants

Dons dans un contexte de séparation ou de divorce

Lors d’une séparation, les dons aux enfants doivent être clairement distincts des pensions alimentaires, qui sont imposables pour l’un et déductibles pour l’autre.

Revenu Québec peut requalifier un don régulier en pension alimentaire déguisée, surtout si les versements sont fréquents, réguliers et non documentés.

Dons pour l’achat d’un bien immobilier

Un don d’argent pour aider à acheter une propriété est fiscalement neutre pour l’enfant bénéficiaire, à condition qu’il s’agisse d’un transfert en argent. À l’inverse, transférer directement un immeuble peut entraîner un gain en capital imposable pour le parent.

Mieux vaut privilégier un don d’argent bien documenté plutôt que la copropriété ou le don de l’immeuble, qui complexifie la situation fiscale.

Financer les études : le cas du REEE

Le REEE est le meilleur outil fiscal pour soutenir les études postsecondaires. Il permet :

  • une croissance à l’abri de l’impôt,
  • l’accès à des subventions gouvernementales (jusqu’à 30 % des cotisations),
  • et une imposition faible chez l’enfant lors des retraits.

Les cotisations peuvent être récupérées sans impôt si elles ne sont pas utilisées. Le programme IQEE complète la subvention fédérale au Québec.

Enfants handicapés : pensez au REEI

Le REEI (Régime enregistré d’épargne-invalidité) permet d’accumuler de l’épargne pour un enfant admissible au crédit d’impôt pour personnes handicapées. Les revenus sont à l’abri de l’impôt, et le gouvernement peut verser jusqu’à 3 $ pour chaque dollar cotisé, selon le revenu familial.

Les retraits sont faiblement imposés, et le REEI n’affecte pas l’accès aux aides sociales au Québec. Une fiducie testamentaire peut aussi être envisagée pour protéger à long terme les prestations.

Dons internationaux et implications fiscales

Dons à des enfants dans une autre province canadienne

Au Canada, les dons d’argent ne sont pas imposés, peu importe la province. Toutefois, le Québec a un régime fiscal distinct, ce qui peut entraîner des nuances si vous aidez un enfant résidant en Ontario ou ailleurs au pays.

Le principal point de vigilance concerne les dons de biens (immeubles, placements), pour lesquels le traitement du gain en capital ou certaines obligations déclaratives peuvent différer d’une province à l’autre. Si l’enfant déménage après avoir reçu un don important, cela peut aussi affecter sa résidence fiscale et ses obligations.

Dons à des enfants vivant à l’étranger

Donner à un enfant qui réside à l’étranger soulève des enjeux fiscaux plus complexes.

Même si le don est non imposable au Canada, le pays de résidence de l’enfant peut le considérer comme un revenu imposable ou le soumettre à des droits de donation.

Certains pays ont des plafonds ou des obligations déclaratives dès 10 000 $ CAD transférés.

Les conventions fiscales bilatérales déterminent qui a priorité pour imposer. La citoyenneté américaine, par exemple, implique des règles très strictes : tout don étranger important doit être déclaré à l’IRS.

Les virements bancaires traçables sont fortement recommandés. Conservez toutes les preuves de transfert et consultez un spécialiste de la fiscalité internationale avant tout don substantiel.

Cas des résidents non permanents au Québec

Le statut d’immigration influence la fiscalité des dons. Un résident temporaire (étudiant, travailleur étranger, etc.) qui donne ou reçoit un don doit composer avec les règles canadiennes et celles de son pays d’origine.

Un don reçu au Québec reste en principe non imposable, mais peut déclencher des obligations fiscales à l’étranger. À l’inverse, un résident temporaire qui fait un don à un enfant hors Canada peut devoir déclarer ce transfert dans deux pays.

Consultation professionnelle pour les questions complexes

Les dons aux enfants posent des questions fiscales spécifiques au Québec. Dans certaines situations, notamment lorsque des sommes importantes sont en jeu, l’assistance d’un fiscaliste devient indispensable. Un conseil professionnel vous évite des erreurs coûteuses et vous guide dans le respect des règles fiscales québécoises.

Le choix du bon conseiller fiscal varie selon la difficulté de votre situation. Un comptable peut gérer les aspects fondamentaux, tandis qu’un fiscaliste spécialisé sera nécessaire pour les cas plus délicats comme les transferts d’entreprise familiale ou les dons internationaux. Recherchez un professionnel qui comprend parfaitement les particularités du régime fiscal québécois.

Lors de votre première rencontre, interrogez-le sur son expérience avec des cas similaires au vôtre. Un bon conseiller expliquera clairement les implications fiscales et les alternatives possibles.