Comment investir dans les marchés émergents depuis le Canada?

Denis

10 avril 2025

Vous souhaitez diversifier vos investissements en sortant des marchés traditionnels? Pensez aux marchés émergents. Ils offrent des perspectives de croissance attrayantes… mais aussi quelques risques bien particuliers.

Comment aborder ces marchés depuis le Canada? Comment investir dans les marchés émergents en prenant en compte les opportunités et les risques? Quelles sont les stratégies pour équilibrer votre portefeuille et votre exposition?

Comprendre les marchés émergents

Les marchés émergents désignent des pays en transition entre un statut de pays en développement et celui de marché développé. Ils se caractérisent par une croissance économique souvent rapide, une industrialisation en cours, et un revenu par habitant inférieur à celui des économies les plus avancées.

Même s’ils s’intègrent progressivement à l’économie mondiale, ces marchés ne disposent pas encore de toutes les infrastructures, institutions ou niveaux de stabilité financière typiques des pays développés

Traditionnellement, les marchés émergents les plus en vue étaient regroupés sous l’acronyme BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud.

Toutefois, depuis 2024, ce groupe s’est élargi avec l’entrée de cinq nouveaux pays : l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Cet élargissement ouvre de nouvelles perspectives économiques et géopolitiques.

D’autres pays qui ne figurent pas dans la liste peuvent aussi apparaître comme des « marchés émergents » (ex. : l’Indonésie).

Pourquoi investir dans les marchés émergents ?

Les marchés émergents affichent une croissance du PIB plus vigoureuse que celle des économies développées. Ce différentiel de croissance constitue l’un des principaux attraits pour les investisseurs. Il s’explique par des dynamiques internes telles que la montée de la classe moyenne, l’urbanisation rapide et l’essor technologique.

Parmi les secteurs porteurs, voici cinq secteurs clés qui présentent un fort potentiel de croissance dans les pays émergents :

  • Énergies renouvelables : La transition énergétique mondiale crée une demande croissante pour les sources d’énergie propres. Cela offre des opportunités dans le solaire l’éolien et d’autres technologies durables. Les pays émergents avec leurs besoins énergétiques croissants sont idéalement positionnés pour profiter de ces investissements.
  • Technologies et numérique : L’essor de l’intelligence artificielle, des fintechs et de l’automatisation stimule la croissance des services numériques dans de nombreux pays émergents. Cela génère des opportunités dans les domaines des logiciels, des paiements en ligne, de l’analytique prédictive ou encore de la visualisation de données.
  • Urbanisation et infrastructures : L’urbanisation rapide des pays émergents accroît les besoins de logements abordables, de systèmes de mobilité et d’infrastructures modernes.
  • Santé et bien-être : L’attention grandissante portée de l’importance de la santé et du bien-être crée un secteur florissant pour les produits et services liés à la forme physique, à la nutrition et aux soins médicaux. .
  • Cybersécurité : Avec la numérisation croissante des économies émergentes, la cybersécurité devient une priorité pour sécuriser les entreprises et les infrastructures critiques. Les solutions liées à la protection des données, à la conformité réglementaire et à la lutte contre la cybercriminalité sont de plus en plus recherchées.

Ces domaines constituent des leviers de croissance pour les investisseurs à long terme souhaitant diversifier leur portefeuille dans des zones à fort potentiel.

Quels risques spécifiques aux marchés émergents faut-il anticiper ?

Investir dans les marchés émergents comporte un ensemble de risques qu’il est essentiel d’anticiper. Les principaux sont d’ordre politique, monétaire, réglementaire, de liquidité et de gouvernance.

Le risque politique inclut les changements de régime, les instabilités sociales, les conflits géopolitiques ou les nationalisations qui compromettent la rentabilité ou la sécurité des investissements. .

Le risque de change représente un enjeu majeur. Les monnaies locales des marchés émergents peuvent être très volatiles, ce qui peut annuler les gains en capital si elles se déprécient fortement par rapport au dollar canadien. Des outils de couverture, comme les contrats à terme ou les fonds en devise forte, sont capables de limiter cet effet.

Le risque de liquidité est également plus prononcé. Certains marchés émergents ont des bourses peu développées, avec des volumes d’échanges faibles. Cela peut rendre la revente de titres plus difficile.

Enfin, la gouvernance d’entreprise est parfois moins rigoureuse, avec des niveaux de transparence financière ou de protection des actionnaires inférieurs à ceux des marchés développés. Sélectionnez bien les gestionnaires ou les fonds selon leur rigueur d’analyse et leur présence sur le terrain.

Dans ce contexte, la diversification sectorielle et géographique reste la meilleure stratégie de protection. Répartir ses actifs entre différents pays, régions et secteurs permet de lisser les risques spécifiques à un marché ou à une industrie donnée.

Comment investir dans les marchés émergents quand on est canadien?

Les investisseurs canadiens disposent de plusieurs options pour accéder aux marchés émergents.

Véhicule d’investissementAvantagesInconvénients
FNB (Fonds Négociés en Bourse)Diversification immédiate
Frais généralement inférieurs aux fonds communs
Négociables en temps réel sur les marchés boursiers
Possibilité de cibler des indices précis (comme le MSCI Emerging Markets)
Biais sectoriels ou géographiques possibles selon l’indice suivi
Nécessite une analyse des frais de gestion et de l’écart de suivi (tracking error)
Fonds communs de placementGestion active par des professionnels
Souvent mieux adaptés aux marchés moins liquides
Frais de gestion plus élevés
Moins de transparence et de flexibilité que les FNB
Actions en direct sur des bourses étrangèresPotentiel de rendement élevé
Possibilité de profiter de décotes importantes sur certaines entreprises
Risques accrus
Exige des analyses approfondies
Accès parfois limité pour les particuliers selon les marchés
Entreprises canadiennes tournées vers les marchés émergentsFaçon indirecte d’investir dans ces zones sans devoir gérer de devises étrangèresDépendance à la fois à la performance de l’entreprise et à la situation économique du pays ciblé
Moins de diversification réelle

En pratique, les FNB alignés sur des indices comme le MSCI Emerging Markets représentent une solution facile et efficace pour s’exposer aux marchés émergents. Ils combinent diversification géographique, frais compétitifs et accessibilité via les courtiers en ligne.

De nombreux FNB cotés au Canada permettent d’investir en dollars canadiens pour une gestion des devises plus simple pour l’investisseur.

Quelles sont les sociétés canadiennes exposées aux marchés émergents?

Prenons quelques exemples d’entreprises canadiennes qui sont bien présentes sur certains marchés émergents. Elles proposent ainsi une voie indirecte pour les Canadiens qui veulent investir.

  • SNC-Lavalin : Cette entreprise d’ingénierie et de construction réalise de nombreux projets d’infrastructures au cœur des pays émergents. On la trouve particulièrement dans les domaines de l’énergie, transports et mines. Son savoir-faire technique et sa présence sur le terrain en font un joueur clé du développement au sein de ces marchés.
  • Bombardier : Ses matériels ferroviaires et systèmes de signalisation y sont déployés dans plusieurs pays en développement.
  • Banques canadiennes : Les grandes banques canadiennes comme la Banque de Montréal (BMO) et la Banque Royale du Canada (RBC) opèrent sur certains marchés émergents.
  • Entreprises minières : Elles contribuent à l’économie locale en générant des emplois et en payant des taxes, mais elles doivent également gérer les risques écologiques et sociaux liés à leurs activités.
  • Alimentation et agriculture : Les sociétés canadiennes du secteur agroalimentaire exportent leurs produits vers les marchés émergents pour répondre à leur demande croissante en nourriture et de boissons de qualité.

Ces entreprises canadiennes proposent aux investisseurs une exposition indirecte aux marchés émergents. Elles permettent aussi de bénéficier de la stabilité et de la clarté du cadre réglementaire canadien.

Les stratégies d’allocation d’actifs

Diversification du portefeuille

Pour intégrer efficacement les marchés émergents à un portefeuille équilibré, la diversification reste une règle d’or. La part à allouer à ces marchés dépend avant tout de votre tolérance au risque, de vos objectifs de rendement et de votre horizon de placement.

En général, les experts recommandent d’y consacrer entre 5 % et 15 % du portefeuille total pour un investisseur équilibré, mais cette proportion n’est évidemment pas figée.

Il est essentiel d’analyser la corrélation entre les marchés émergents et les autres classes d’actifs (actions canadiennes, obligations, immobilier, etc.) afin d’optimiser l’équilibre risque/rendement.

Horizon temporel d’investissement

Les marchés émergents peuvent être très volatils à court terme. Cependant, leur potentiel de croissance s’apprécie surtout sur un horizon de moyen à long terme.

Une stratégie gagnante consiste à rester exposé de façon disciplinée, même pendant les périodes de turbulences. Cette constance permet de profiter de la croissance structurelle de ces économies en développement, notamment grâce à la démographie, l’urbanisation et la digitalisation.

Adopter une approche de rééquilibrage périodique (par exemple chaque année) simplifie la gestion du niveau d’exposition sans céder aux mouvements émotionnels du marché.

Intégration des critères ESG

Les enjeux ESG (environnement, société, gouvernance) sont désormais incontournables dans la gestion de portefeuille, y compris pour les marchés émergents. De nombreux fonds négociés en bourse (FNB) ou fonds communs intègrent ces critères pour filtrer les pays ou entreprises qui ne respectent pas certaines normes éthiques ou environnementales.

Cette approche permet parfois de réduire les risques extra-financiers (corruption, atteintes aux droits humains, instabilité réglementaire), mais aussi de soutenir une croissance durable à long terme.

Le traitement fiscal des investissements au Canada dans les marchés émergents

Lorsque vous investissez dans les marchés émergents depuis le Canada, vous devez tenir compte du traitement fiscal de vos revenus étrangers. Qu’il s’agisse de dividendes, de gains en capital ou d’intérêts, chacun est imposé selon des règles précises.

Revenus étrangers à déclarer

Tous les revenus générés à l’étranger, y compris ceux provenant de marchés émergents (via actions, fonds ou dividendes), doivent être déclarés dans votre déclaration de revenus canadienne. Ces revenus sont ajoutés à votre revenu imposable global et taxés selon votre tranche marginale d’imposition.

Crédit pour impôt étranger (CIE)

Si vous payez de l’impôt dans un autre pays sur ces revenus (par exemple, retenue à la source sur les dividendes d’une société brésilienne), vous pouvez réclamer un crédit d’impôt pour éviter la double imposition. Ce crédit s’applique sur l’impôt fédéral et parfois provincial, mais il est plafonné à l’impôt que vous auriez payé au Canada sur le même revenu.

Retenue à la source étrangère

Les dividendes provenant de sociétés étrangères sont souvent soumis à une retenue à la source, pouvant aller de 10 % à 30 %, selon les conventions fiscales entre le Canada et le pays en question. Cela réduit le rendement net, surtout si vous investissez via un compte imposable.

Comptes enregistrés et fiscalité différée

Dans un REER (Régime enregistré d’épargne-retraite), les revenus de placement sont à l’abri de l’impôt jusqu’au retrait. Dans un CELI, ils sont entièrement exempts d’impôt, y compris les gains étrangers.

Mais attention : même dans ces comptes, les retenues à la source étrangères peuvent ne pas être récupérables. Cela signifie que vous subissez quand même une perte fiscale à l’étranger.

Formulaire T1135

Si la valeur de vos actifs étrangers dépasse 100 000 $ CAD, vous devez produire le formulaire T1135 (Déclaration des biens étrangers), même s’ils ne génèrent aucun revenu imposable. C’est une obligation de divulgation importante, sous peine de pénalités.

Zoom sur les marchés émergents les plus prometteurs

La Chine : entre promesses et défis réglementaires

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La Chine est-elle toujours un marché émergent? Techniquement, oui, la Chine est toujours classée comme un marché émergent par des indices de référence mondiaux, comme le MSCI Emerging Markets Index. Elle n’a donc pas officiellement le statut de marché « développé » dans la majorité des classements financiers internationaux.

Le marché chinois recèle d’opportunités intéressantes. Cependant, la prudence est de mise en raison d’une réglementation parfois contraignante.

Si vous envisagez d’investir en Chine, plusieurs pistes méritent d’être explorées : les sociétés canadiennes implantées sur place, les fonds communs de placement ou les ETF spécialisés.

Les domaines technologiques, de la santé et de la consommation locale sont jugés très prometteurs par les experts.

L’Inde : géant démocratique en plein essor

L’Inde, désormais le pays le plus peuplé du monde, combine une forte croissance démographique et des réformes économiques ambitieuses. Ces facteurs soutiennent le développement de secteurs clés comme les technologies, les biens de consommation et l’industrie manufacturière.

Pour un investisseur canadien, les FNB (ETF) comme le iShares India Index ETF (XID) ou d’autres fonds alignés sur l’indice MSCI India offrent une manière simple de s’exposer à cette croissance sans devoir sélectionner soi-même des actions locales.

L’Inde peut aussi être ciblée via certains fonds communs spécialisés disponibles auprès des grandes institutions financières canadiennes.

Le Brésil : potentiel agricole et minier, mais vigilance requise

Le Brésil attire par ses ressources naturelles abondantes et un secteur agroalimentaire très développé. Il reste néanmoins exposé à une instabilité politique récurrente et à une forte volatilité économique.

Pour investir, les Canadiens peuvent passer par des FNB émergents incluant le Brésil, ou par des fonds communs axés sur les matières premières et l’Amérique latine. Il est conseillé de surveiller régulièrement les évolutions politiques et les fluctuations de la devise locale (le real) pour gérer les risques.

L’Indonésie : un outsider prometteur à suivre de près

L’Indonésie, souvent sous-estimée, est la plus grande économie d’Asie du Sud-Est. Son développement rapide, sa jeune population et sa transition numérique en font un marché intéressant, notamment dans l’énergie, les infrastructures et les technologies mobiles.

L’exposition à l’Indonésie est possible via certains ETF asiatiques diversifiés ou via des fonds communs incluant l’Asie émergente.

Pour une exposition ciblée, il existe aussi des produits cotés aux États-Unis accessibles aux Canadiens via des courtiers en ligne.

Optimiser et surveiller son portefeuille

Rééquilibrage stratégique

Le rééquilibrage régulier de votre portefeuille est essentiel pour maintenir une exposition adaptée aux marchés émergents. Il permet d’ajuster la pondération de vos actifs en fonction de l’évolution du contexte économique mondial.

Parfois, il peut être judicieux de réduire l’exposition à certains marchés ou secteurs en cas de tensions géopolitiques, de volatilité excessive ou de retournement conjoncturel.

Veille économique continue

Une veille économique régulière permet de suivre les marchés émergents. Suivez de près les données clés comme la croissance du PIB, l’inflation, la stabilité monétaire et les réformes gouvernementales. Cela aide à prendre des décisions plus éclairées et de réagir vite aux signaux de changement.

S’appuyer sur l’expertise financière

Ill convient de s’appuyer sur l’expertise locale pour guider ses choix d’investissement. Suivez aussi les analystes canadiens qui s’intéressent de plus en plus aux marchés émergents.

Leurs conseils vous aideront à éviter les erreurs classiques, comme une surexposition ou un manque de diversification, et à optimiser votre stratégie selon votre profil.

Adaptation aux changements globaux

Les marchés émergents évoluent rapidement, portés par des tendances majeures comme la transition énergétique, la digitalisation, ou encore les besoins en infrastructures. Être capable d’anticiper ces mutations est un atout stratégique.

Investir dans les marchés émergents depuis le Canada représente un potentiel de croissance significatif. Grâce aux ETF, aux fonds spécialisés ou aux actions de sociétés canadiennes actives à l’international, vous pouvez bâtir une stratégie diversifiée et adaptée à votre tolérance au risque. Mais comme toujours, cela nécessite une gestion rigoureuse, une veille continue et une capacité à s’adapter à un monde en constante évolution.

FAQ sur l’investissement dans les marchés émergents depuis le Canada

Quels sont les risques spécifiques aux fonds de marchés émergents?

Investir dans les fonds de marchés émergents comporte des risques spécifiques liés à leur nature de pays en développement. S’ils offrent un potentiel de croissance économique supérieur aux marchés développés, ils sont aussi sujets à une plus grande instabilité politique et économique. Il est donc important de bien saisir ces risques avant d’investir.

Parmi les principaux risques, on retrouve l’instabilité politique, les fluctuations des taux de change, la volatilité des marchés, les risques réglementaires, les risques économiques et le manque de liquidité.

Pour gérer ces risques, la diversification, la recherche poussée et la compréhension des particularités de chaque marché émergent sont essentielles.

Comment les critères ESG influencent-ils le choix d’un marché émergent?

Les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) jouent un rôle croissant dans la sélection des marchés émergents pour l’investissement. L’intégration de ces critères est perçue comme un moyen d’améliorer les rendements ajustés au risque et d’identifier les moteurs de performance à long terme.

De plus, investir dans les pays émergents peut améliorer la santé globale et le niveau de vie en soutenant les communautés et les populations les plus vulnérables.

Quelles sont les perspectives des marchés financiers émergents pour les prochaines années?

Les perspectives pour les marchés émergents entre 2025 et 2030 sont partagées. Il y a des opportunités, mais aussi des risques à considérer. Certaines prévisions indiquent que les marchés émergents offriront de meilleures perspectives de rendements que les marchés développés. Cela serait notamment grâce à des politiques d’investissement favorables et une démographie porteuse dans certains pays comme l’Inde.

Toutefois, il existe des risques géopolitiques, économiques et financiers à prendre en compte. Par exemple, la fragmentation géopolitique, la transition climatique et la dynamique incertaine de l’inflation sont des craintes.

Comment diversifier son portefeuille au-delà des ETF marchés émergents?

Pour diversifier un portefeuille au-delà des ETF marchés émergents, plusieurs options peuvent être envisagées. L’investissement direct dans des entreprises canadiennes actives dans les marchés émergents permet de s’exposer à la croissance de ces marchés tout en restant investi via une entité canadienne. Les fonds communs de placement axés sur les marchés émergents offrent une gestion active par des professionnels.

D’autres solutions incluent les investissements alternatifs (stratégies long/short sur la dette des marchés émergents, matières premières, infrastructure, etc.) et les obligations des marchés émergents.

Comment évaluer la liquidité d’un investissement sur un marché émergent?

Évaluer la liquidité d’un investissement sur un marché émergent est important, car cela permet de mieux appréhender les risques associés à la volatilité et aux fluctuations des devises. Il est important d’évaluer la taille et la liquidité des marchés de capitaux. Ils sont souvent moins développés que ceux des pays développés. Le volume de transactions de l’ETF et la liquidité de ses actifs sous-jacents sont aussi des indices importants.

D’autres facteurs sont à prendre en compte. Il faut regarder l’accessibilité des marchés aux investisseurs étrangers, la stabilité politique et économique du pays, et les indicateurs de liquidité tels que le « bid-ask spread ».

La nature des investissements (actions de grandes capitalisations versus petites capitalisations) et la présence d’ETF peuvent aussi avoir un impact sur la liquidité.